aroisses de Ramonville et Pouvourville - L'édito du mois du père Gibson

 

 

 

    DÉCEMBRE 2020

 

" DIEU VIENDRA-T-IL MALGRÉ LA COVID ? … "

 

    Comment allons-nous préparer les fêtes de Noël ? Allons-nous seulement célébrer la fête de Noël cette année ?

   À l’heure où j’écris, rien n’est moins sûr. Les paroles du président Macron n’ont rien de rassurant de ce côté. Et on peut bien le comprendre : la liberté de célébrer Noël en Église et en famille dépendra de l’évolution de l’épidémie… Alors difficile de faire des projets à court et moyen termes.

    Mais nous avons appris ou affiné depuis l’apparition de la Covid19 : même avec la distanciation physique nécessaire pour éviter la propagation du virus, nous pouvons tisser des liens humains et spirituels. Alors, même privés de la chaleur vitale d’une communauté, même sans l’élan renouvelé que suscite une préparation ensemble, nous pouvons tout de même nous mettre dans cette disposition. Oui, devant la crise sanitaire avec ses restrictions, il nous faut préparer Noël, vivre autrement le temps de l’Avent et célébrer à frais nouveaux la joie de Noël. Même avec la pandémie, Dieu continue de dire son désir de venir chez nous, de se faire un de nous pour partager et vivre ce qu’il y a de beau en notre humanité, mais aussi faire l’expérience de ce qui est bien fragile et vulnérable en l’homme.

    Le mois de décembre nous met sur les routes de l’Avent qui nous conduit à la grande fête de Noël. On peut dire, entre autres, que ce temps de l’Avent est un temps donné pour ouvrir notre cœur au Don de Dieu. Le temps de l’Avent est donc le temps de la veille : « Ce que je vous dis là, je le dis à tous : Veillez ! » (Marc 13, 37). En temps de crise sanitaire, en temps de confinement, cet appel nous invite à réfléchir plus que d’habitude - y a-t-il encore des habitudes ? - au sens profond de notre relation à Dieu.

    Alors plutôt que de nous lamenter sur ce qui ne sera pas "comme d’habitude", prenons ce temps de l’Avent comme une occasion de rechercher la signification profonde de Noël, Dieu parmi nous.

    Cet appel à l’état de vigilance court au long des lectures liturgiques de ce temps. Ces lectures sont très riches en densité et en couleur ; elles précisent avec forces détails les attitudes de veille dans la perspective de la venue du Seigneur Messie dans nos maisons, dans notre cœur, dans notre communauté, en notre humanité. « Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers » (Marc 1, 3). Accueillir quelqu’un qui compte pour nous mérite bien que l’on s’y prépare en soignant les lieux de la rencontre, mais surtout en nous disposant intérieurement à une belle rencontre. Á défaut de pouvoir embellir églises et sanctuaires pour Noël, embellissons nos cœurs et nos relations humaines pour accueillir celui qui accepte le dénuement de la crèche tout en recevant les louanges et actions de grâces des bergers, de Marie et Joseph, des gens de la campagne et de la ville.

    Durant ces quatre semaines, nous sommes invités, à l’image de Marie, à laisser vivre l’Esprit Saint en nous, à accueillir les “prophètes”. « Aplanissez le chemin du Seigneur comme dit le prophète Isaïe » (Jean 1, 23). L’Avent se présente ainsi comme un temps du discernement. Discerner la vraie valeur des choses, se rapprocher de ce qui est bon et beau, nous laisser éclairer par l’Espérance. La couleur violette, utilisée pour la liturgie de ce temps, symbolise cette Espérance.

    Le quatrième dimanche fonde la démarche spirituelle de l’Avent sur l’Amour premier de Dieu. « Sois sans crainte, comblée de grâce ». Notre désir de Dieu, notre faim de celui qui comble nos manques répond à ce désir premier de Dieu pour chacun et pour tous les humains : « Tu as du prix à mes yeux, tu comptes pour moi et je t’aime ». Belle déclaration d’Amour de Dieu à chacun qui se traduit par le Don de son Fils. Ce qu’il a de plus cher nous est donné, non d’abord par nos mérites ou encore en récompense de nos choix de vie mais surtout et avant tout par pure gratuité, par amour.

    Et si ce don gratuit et sans mesure de Dieu, cette promesse de vie pleine, nous mettait réellement en chemin, un peu comme Marie pour aller à la rencontre de l’autre pour faire finalement l’expérience de l’Autre. Si le temps de l’Avent me poussait à être davantage attentif à cette réalité intérieure qui sommeille au fond de moi et qui parfois me bouscule vers des horizons plus profonds, moins habituels. Se mettre en chemin nous met à découvert. Se mettre en chemin nous mène aussi à la joie de l’étonnement, de l’émerveillement et surtout à la joie de la rencontre. « Comment se fait-il que la mère de mon Sauveur vienne jusqu’à moi… L’enfant a tressailli de joie… Mon âme exulte… ». Avec Marie, nous pouvons entrer dans l’inattendu de Dieu, quelquefois bien loin de nos projets et projections.

    Avec l’attente intérieure et personnelle, quelques propositions sont faites aux bonnes volontés pour aussi exprimer ce désir d’accueillir le Don de Dieu en communauté paroissiale. Dans le respect strict des règles sanitaires, l’église Saint Jean accueillera un temps d’adoration silencieuse avec la possibilité de vivre le sacrement de réconciliation. Ce sera les mercredi 9 et 16 de 16 h 30 à 17 h 30. Chacun y est invité selon son désir et sa disponibilité car Dieu aime celui répond avec joie à son amour.

    P. Bonaventure, curé

 

    Les enveloppes du denier de culte n’ont pas pu être distribuées à temps, les quêtes lors des célébrations n’ont pu être faites. Au sortir du confinement, nous pouvons maintenant, si nous le voulons bien et selon les possibilités de chacun continuer de permettre à notre paroisse de subvenir à ses besoins matériels. Merci d’avance pour votre générosité à la quête lors des différentes célébrations. Il est aussi possible de participer à la quête en ligne en allant à la page suivante : https://don.diocese-toulouse.org/quete/. Merci pour votre participation au denier du culte de cette année 2020.